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Lyse C. Marsan


Visitez le site web de l'artiste: http://www.marsanl.com/


Pour contacter l'artiste: lysemarsan@marsanl.com


Date de naissance : 25 décembre 1947
Technique : Techniques mixtes
Citation : « L’art est un merveilleux voyage dans l’imaginaire » (Lyse Marsan)

Fax: (418) 426-1195
899 rue des Lacs
Saint-Séverin de Beauce, Québec, Canada
G0N 1V0

 

Le regard des autres

Simplement observateur, si on veut, on peut apprécier le travail du coté purement esthétique. Riches en couleurs ou offerts dans sa plus simple expression, le tableau propose une communication avec le regardeur. A lui de s’en approprier de la façon qui lui convient.

Le choix du titre vient du fait que nous tenons compte du regard des autres presque partout dans nos choix, conscients ou pas. Aussi dans les tableaux, nous n’échappons pas à cette règle. J’ai peins avec mon regard, ce qui en fait un autre regard que le regardeur. Les poissons posent un regard sur leur situation qui en fait un tableau narratif et le regardeur pose son regard qui est différent de celui de l’artiste. Tout cela invite à la réflexion et l’échange de points de vue.

À vous de poser votre regard et de créer votre histoire.

 

Techniques :   Acrylique, pigments, glacis, empâtement, rehaut de feuilles d’or ou de matériaux divers.


Elle peint depuis près de 40 ans mais s’y consacre à plein temps dans un atelier depuis 1991. Son parcours comporte plusieurs expositions en solo tant au Québec qu’en Europe et plusieurs expositions de groupe au Québec et en Europe également. Elle remporte de nombreux prix dont le prix de la Francophonie à Châtellerault en France en 1997. Elle expose avec la Société Nationale des Beaux Arts à deux reprises au Carrousel du Louvre à Paris; et la Médaille d’or du Mérite et dévouement Français en 1999 lui est décernée et en l’an 2000, elle remporte la Mention d’honneur du Grand Jury. La Fédération de la Culture Française lui décerne la Médaille de Vermeil pour sa prestation au Grand Palais lors de l’exposition Art en Capitale avec le groupe de la SNBA en 2008. Elle vient de recevoir, en 2009, le titre de Maître-Académicienne à l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec.

Elle fut présidente d’honneur de plusieurs symposiums.

 

Bibliographie

Des articles sur sa carrière et sa production sont publiés dans des médias écrits et électroniques et des revues spécialisées. Ses œuvres ont fait la couverture de romans, pochettes de disques et affiches. Sa cote figure dans le Dictionnaire Français Drouot (Larousse) 2008.

Collections d'entreprises et en musées

-  Musée Maritime de Gdansk, Pologne

– Musée Marius-Barbeau

– Collection Loto Québec,

– Collection du Reader’s Digest

– Collection Fédération des Caisses Desjardins

– Collection Héritage Chaudière-Etchemins, etc.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Depuis près de quarante ans Marsan explore le monde des arts sous diverses facettes. Chant, théâtre, écriture et arts visuels à travers différents matériaux. La peinture demeure toutefois son moyen d’expression de prédilection. Ce qui intéresse l’artiste est la poésie qui se dégage du geste créateur et chaque période est une merveilleuse rencontre. Elle choisit des éléments puis tente une cohabitation. Parfois la figuration s’impose et parfois la forme refuse qu’on la nomme. Tous les moyens sont bons pour exprimer le verbe être plutôt que le verbe avoir. Une observation, une réflexion et une pensée philosophique déclenchent un sujet à explorer.
Pour son étude chromatique elle fabrique toutes ses couleurs à partir de pigments purs afin d’obtenir le maximum d’intensité. Elle s’entoure de photos fétiches, de chiffres, de symboles. Un grain de riz, un sou noir, les billes de son enfance pour se rappeler; le moindre petit geste ou objet a son importance. Les voyages sont important pour se nourrir dira-elle. Ne cherchez pas à comprendre ses gestes, ils sont comme des hiéroglyphes. Il faut regarder ce qui se cache derrière l’image. Proposition conceptuelle, elle gère un automatisme contemporain.

La fenêtre

Ouverture restrictive, la fenêtre ¨trompe l’âme¨ apparaît au premier moment comme moyen d’évasion, mais dans l’œuvre de Lyse Marsan, elle s’intègre dans un espace qui laisse place à la poésie. Tantôt une figuration, tantôt une abstraction, tous les moyens sont bons pour exprimer la liberté ; celle qui privilégie le verbe être plutôt que le verbe avoir. Proposition conceptuelle, elle gère un automatisme contemporain.

Toute ma jeunesse, j’ai eu un crayon dans mes mains et en 1975, mon premier tableau a vu le jour. Depuis, je n’ai cessé de produire à travers des cours en institutions publiques et privées. Jusqu’en 1994, j’ai travaillé tous azimuts, en explorant diverses techniques et sujets. Puis, suivra une série de productions thématiques, résultats de réflexions qui désormais seront indissociables de mes œuvres.

Tantôt une seule œuvre émergera d’une réflexion sur l’enfance après un séjour en Belgique où j’ai participé à une exposition concernant la Marche Blanche en 1997. Tantôt une série en rafale d’une quarantaine d’œuvres fait suite à des événements politiques. Une série de bestiaires d’une quinzaine de tableaux a vu le jour conséquemment à une réflexion sur la terre si belle et si mal aimée. Sur les Concerto Brandebourgeois de Bach, quatre années sont remplies d’allégories relatant les relations humaines du non-dit. Un intermède de mini productions, la finalité d’un roman et la continuité de la composition de textes de chansons et de chansons avec musique se réaliseront dans la tourmente d’un divorce. Un besoin de calme et de méditation me mène alors à la production de la série Carpe Diem où poudre de pigments et feuilles d’or font éclater une ode à la vie ; cinq ans à réfléchir sur le désastre des mines antipersonnelles et cette situation continue. Franchement je ne sais pas où cela me mènera et j’en suis fort aise car pour moi l’art est un merveilleux voyage dans l’imaginaire. C’est un courrier qu’il nous faut lire au fur et à mesure qu’il nous envoie ses messages.

Chaque période est le résultat d’une liberté que je m’accorde de reproduire ce que la vie inscrit en mon âme. Voilà qui fait que j’ignore combien de temps durera cette production. C’est comme une histoire d’amour, comme une conversation ; quand nous en aurons dit suffisamment, nous pourrons clore le sujet.


1992 – 1996

Aplats cloisonnés

Dans un monde où la fête se présente comme ambiance, règne une vérité des acteurs qui ne parlent ni ne voient. Les gestes sont éloquents et le non-dit donne la couleur réelle aux sentiments.

Dans mes œuvres, je m’appuie sur la musique de Bach pour harmoniser la chromatique. J’utilise la phase première de l’hypnose afin de laisser mon subconscient travailler avec le moins de contrainte possible. Donc pour moi, la technique est présente mais elle ne me contraint pas à mettre de coté la poésie, élément de première importance dans la création d’une œuvre.

J’ai placé en exergue un dialogue entre la vie, la musique et le bonheur qui appartiennent à la création.

Matériaux

D’abord un croquis : je peux rester des heures devant une toile ou un grand format de papier à croquis avant que le message s’impose. Puis je cloisonne mes espaces et la couleur donnera le relief. Ici, j’utilise l’acrylique par couches très minces pour donner l’effet escompté. Je reviens en couches successives tant que je n’ai pas la couleur que la note musicale m’a demandée. Parfois je passe des semaines sur le canevas à peaufiner le dessin et plus de trois semaines pour la couleur en travaillant du matin au soir. Parfois pour une autre œuvre, il suffira de deux jours.


1996-1997

Série MONDO CANE

Au-delà des apparences métallisées que les gens affectent, se trouve la vraie couleur. Pour y accéder, nous devons traverser une zone balisée et tendre vers l’inconnu, l’aventure. Chemin intérieur, chemin de vérité ; la liberté a un prix.

Après avoir vécu une expérience politique où j’ai côtoyé des personnes qui m’ont laissé à réfléchir sur le sens profond de la vie, je me suis attardé à observer les gens en constatant qu’ils préfèrent l’inconfort du connu plutôt que l’aventure qui les amènera à découvrir leur vrai moi intérieur. Je décidai donc de suivre cette aventure pour connaître qui je suis vraiment et savoir ce que je ne veux plus pour ensuite avoir le courage d’y faire face.

Matériaux :

Ici, aucune musique ne vient distraire le sanctuaire.
Acrylique, poudre métallisées (or, bronze, cuivre) feuilles d’or, canevas, bois papier etc.


1997-1999

Série TRACES

Comme le ventre d’une femme enceinte la terre est notre mère génitrice. En elle nous puisons notre force. Je propose un hommage à cette terre si belle et pourtant si mal aimée. Chaque pièce gravite autour d’un souvenir qui formule de nouvelles images et dès lors, il apparaît évident que chacun de nous devient l’historien de ses propres traces. Personnages, animaux, mythologie, hiéroglyphes, comme autant de bijoux sertis d’or qui nous rappelle que nous avons la responsabilité de sauvegarder la beauté de la terre.

J’ai travaillé avec la musique de Vangelis et j’ai laissé tous le sens exploratoire de sa musicalité me guider en autant de lieux que nécessaire. Quinze tableaux ont suffi. Y reviendrais-je ? Je ne saurais dire. Une chose est certaine, tous, je les ai aimés. Car il a existé une grande histoire d’amour à chacun de mes pas de cette période. En cohérence avec le divorce que je vivais, j’allais à l’aventure en d’autres lieux.

Matériaux :

Empâtements, glacis, acryliques, poudres de pigments, rehauts d’or, feuilles métallisées, plâtre de Paris etc…


2000 – ….

Série CARPE DIEM

Carpe Diem se veut une ode à la paix. Alors que la bêtise des hommes fait germer des graines qui engendrent la mort, je rappelle par ces éclats de couleurs que la terre est au service de l’homme pour la nourrir et faire germer des graines de vie.

Ce n’est plus un obus mais un grain d’or qui éclate en feux de bengale, faisant virevolter couleurs et différences en un bouquet de bonheur. Grains d’or, bouquet de vie, feux de Bengale, voilà ce que doit engendrer la terre. L’espace fenêtre autour du bouquet nous invite à garder en mémoire qu’au-delà de ce que nous voyons, se profilent des éléments dont nous n’avons pas accès et nous appelle à la prudence dans nos jugements car l’ignorance a le mépris facile.

Matériaux :

Poudres de pigments, poudre de marbre, empâtements, glacis, encres, pastels divers, encres,, rehauts d’or, feuilles métallisées, feuilles d’arbres, etc…
(Lyse Marsan)